Il existe de nombreux organismes et institutions publiques et privées offrant des financements. Vous trouverez ici une liste de programmes ; elle est loin d'être exhaustive. N'oubliez pas que les collectivités territoriales (régions) et des fondations privées offrent de nombreuses bourses.

Les bourses du gouvernement français (BGF)

En 2008, le Service de Coopération et d’action culturelle de l’Ambassade a assuré la gestion de 108 bourses d’études (dont 32 bourses nouvelles) pour un montant de 1,7 millions d’euros et 13 bourses de stage (237 000 euros).

Le Cameroun est le premier bénéficiaire des bourses du gouvernement français pour l’Afrique subsaharienne. Une bourse sur deux est de niveau 3ème cycle (doctorat).

  • Les bourses sont accordées sur la qualité du dossier, dans des secteurs prioritaires pour le développement du Cameroun : sciences, technologie, économie et gestion, avec une attention particulière aux opportunités d’emploi dans le pays.
  • Pour les lettres et sciences humaines, les domaines privilégiés ont trait : à l’économie et à la gestion ; au développement des sciences, de la technologie et de l’entreprise (droit des affaires, droit de l’entreprise ou de la propriété industrielle… communication d’entreprise, histoire des sciences et techniques…) ; à l'enseignement du français et à l’éducation bilingue ; à la géographie du développement (urbanisation, migrations, aménagement de l’espace) ; aux biens publics mondiaux (climat, eau, sécurité).

Pour 2009, par exemple, les bourses nouvelles ont concerné prioritairement :

  • les enseignants des universités nouvellement recrutés dans le cadre du plan national de recrutement du MINESUPet ce pour l’obtention du doctorat ;
  •  les étudiants finalisant des études professionnelles dans les secteurs clés du développement du Cameroun (eau, agronomie…) ;
  • les professionnels ou étudiants poursuivant des études dans le domaine de la gouvernance (administrative, financière…) ; de l'économie du développement, de la recherche et de la culture.

  Source : site internet de l’Ambassade de France au Cameroun

Les programmes spécifiques du MAEE

Le ministère des Affaires étrangères et européennes (MAEE) alloue des bourses d'études dans le cadre de programmes spécifiques.

  • Bourses d'excellence Eiffel : le programme de « bourses d'excellence Eiffel » s'adresse aux meilleurs étudiants étrangers qui souhaitent poursuivre leurs études supérieures en France, au niveau des 2èmes et 3ème cycles, dans trois grands domaines : sciences de l'ingénieur, économie- gestion, droit-sciences politiques. Les candidatures doivent être impérativement présentées par les établissements français qui ont déjà accepté leur inscription.
  • Bourses d'excellence Eiffel Doctorat : ce programme concerne les doctorants en co-direction ou co-tutelle de thèse. Le programme Eiffel Doctorat permet d'offrir à des doctorants étrangers, une année en France (la 2ème ou 3ème année de thèse de préférence).
  • Les collèges doctoraux, un nouveau dispositif : ces collèges qui réunissent des universités françaises et étrangères ont pour objectif le renforcement et le développement des coopérations universitaires. Ces programmes se concrétisent par l'échange de doctorants pour la préparation de thèses en codirection ou co tutelle. Les étudiants bénéficient, en complément de leur financement de base (financement personnel, prêt, allocation fléchée, bourse régionale, convention CIFRE), d'une allocation versée par le ministère des Affaires étrangères.
  • Bourses d'excellence Major : le programme Major vient compléter le programme de bourses d'excellence de l'Agence pour l'Enseignement Français à l'Étranger (AEFE) à destination des anciens élèves étrangers des lycées français à l'étranger.
  • Bourses du programme Charcot : en partenariat avec 5 pôles hospitalo-universitaires français (Strasbourg, Lyon, Paris, Marseille, Bordeaux), le ministère des Affaires étrangères offre chaque année des bourses d'un an de formation par la recherche clinique dans des services hospitaliers. Les candidats âgés de moins de 40 ans, francophones ou anglophones, doivent avoir un niveau d'enseignant-chercheur (ou de futur enseignant-chercheur) dans leur pays de résidence à l'étranger.